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La galerie Semiose a le plaisir d’annoncer l’ouverture en février 2026 d’un nouvel espace au numéro 42 de la rue Quincampoix, en proximité directe de son espace principal au numéro 44 de cette même rue.

Pour l’inauguration du 42, rue Quincampoix est exposée une série de 18 lavis d’encre de Françoise Pétrovitch, pensés en lien avec l’écrivaine Marie Darrieussecq.

Marie Darrieussecq, lauréate du prix Médicis, a écrit une nouvelle inspirée de l’œuvre de Françoise Pétrovitch. En plus des clins d’œil à son iconographie – oiseau, paysage isolé, figure absente – l’écrivaine traduit avec ses mots la mélancolie et la langueur des œuvres de la peintre.

À son tour, dans un dialogue fécond avec la nouvelle que lui a dédié Marie Darrieussecq, Françoise Pétrovitch a réalisé une série de lavis sur papier. Les mots de l’une conversent avec les images de l’autre. Leurs imaginaires se répondent, infusent comme l’encre qui s’épanche en halo autour des figures et des paysages silencieux qu’elles ont inventés en duo.

Ces dessins accompagnés de la nouvelle de l’autrice font l’objet d’un livre d’artiste, Très exactement, publié aux éditions Semiose.


Extrait du texte de Marie Darrieussecq, Très exactement pour Françoise Pétrovitch :

« Il était parti en voyage. Il s’était envolé par-dessus la bordure de la ville, par-dessus les forêts. Mais les frontières avaient fermé et il ne pouvait plus revenir. Il donnait des nouvelles régulièrement. Et puis, moins régulièrement.

Dans son emploi du temps à elle, ça faisait du blanc. De plus en plus de blanc entre les messages. Et le soir, dans leur maison, elle ne regardait plus du côté de la ville, elle regardait toujours vers la forêt.

Il avait laissé au pied du lit un recueil de Pierre Reverdy, qu’elle ouvrait au hasard, et c’était comme s’il lui parlait.
 »