Mathieu Cherkit
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Mathieu Cherkit, Le désespéré, 2025
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Mathieu Cherkit, Yelo Cook, 2025
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Mathieu Cherkit, Solar Clean, 2025
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Mathieu Cherkit, Lactuca serriola, 2025
Les intérieurs que peint Mathieu Cherkit sont d’une désarmante familiarité, explorant la domesticité dans ce qu’elle a de plus trivial. Même dans ses autoportraits, ses vues sur la rue ou ses herbiers, une étrange impression de déjà-vu nous saisit. Pourtant, malgré chaque recoin détaillé jusqu’à l’anecdotique, la peinture bascule soudain dans une dimension plus historique et métaphysique : historique, quand elle cite des prédécesseurs en peinture, préférablement abstraits, alors qu’elle-même est viscéralement figurative ; métaphysique, par son kaléidoscope temporel et spatial, bousculant la perspective et imbriquant les plans comme chez les cubistes. De cette peinture, capturée sur le motif et aux épais empâtements, sourd, in fine, le regard tendre et continuellement émerveillé du peintre sur son quotidien.
Né en 1982 à Paris et vivant à Vallery (Yonne), Mathieu Cherkit est diplômé de l’école des Beaux-Arts de Nantes et de la Hochshule für Grafik und Buchkunst de Leipzig. Figure majeure des jeunes peintres figuratifs en France, il a été finaliste du Prix Jean-François Prat (2013), ainsi que du Prix Science-Po pour l’art contemporain (2013) et du Prix Antoine Marin (2011). Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques – Centre national des arts plastiques, Musée d’art moderne de Paris, MO.CO., Musée Estrine de Saint-Rémy de Provence, Musée des Avelines à Saint-Cloud – et privées telles la Fondation Salomon et la Fondation Colas en France, la Caldic Collection/ Museum Voorlinden et la AkzoNobel Art Foundation aux Pays-Bas.