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Personnaliser

L’Abbaye royale de Fontevraud, vaisseau de pierre fait de volumes exceptionnels aux proportions monumentales, se trouve être l’une des créations architecturales les plus remarquables du Val de Loire.

Avec À toute volée, l’Abbaye royale de Fontevraud se dote de nouvelles cloches afin de retrouver une identité sonore digne de l’ensemble campanaire qui rythmait le quotidien de la vie monastique.

Chaque année, une nouvelle cloche est fondue et son décor est réalisé par un artiste.

Ces cloches sont avant tout des instruments de musique. Elles sont nées à la fonderie Cornille Havard en Normandie et émettent toutes une note qui leur est propre.

Les belles d’airain sont exposées dans les jardins de l’abbaye, permettant au public de les voir de près, de les toucher et même de les faire sonner manuellement afin de prendre la mesure de l’objet et de sa diffusion sonore.

Le Voyage en hiver, grâce à ce prêt exceptionnel, les présente dans les douves du Château des ducs de Bretagne. Elles seront activées par la partition sonore de Dominique Blais, À flot d’airain.

Nouveauté 2025 : Robert de Françoise Pétrovitch

Pour la réalisation du décor du bourdon, terme qualifiant la plus large cloche d’un ensemble, le dessin a été confié à Françoise Pétrovitch, inspirée par Robert d’Arbrissel (1047-1117), fondateur de l’Abbaye royale de Fontevraud en 1101.

Imposante par ses dimensions, deux mètres de haut et pesant 4,8 tonnes, cette cloche émet un son grave et puissant, résonnant dans l’espace avec une majestueuse intensité. En utilisant la technique de la gravure en creux, Françoise Pétrovitch a choisi de traiter de grands motifs, afin de préserver l’aspect monumental de la cloche. Inspirée par la vie de Robert d’Arbrissel, un homme qui incarna un idéal de liberté et de renouveau, chaque ligne, chaque courbe dessinée par l’artiste semble animée d’un souffle, invitant à contempler un mouvement figé dans la matière. Par son geste précis et délicat, l’artiste capte ce flux incessant, ce mouvement qui jamais ne se tarit, reflet d’une vie en perpétuelle transformation qui résonne encore aujourd’hui. 

Trois figures de profil – Robert et deux abbesses – se croisent sans se rencontrer. L’une des femmes est tête en bas, les cheveux au vent, dans une vision de renversement du ciel et de la terre. Le sentiment d’un mouvement est aussi rendu grâce à l’espace non-illusionniste, où la nature – les arbres, les oiseaux – est très présente dans l’esprit du Moyen Âge, comme une représentation stylisée, où les figures de profil s’étagent de manière symbolique.