To learn more about available works, please provide your contact information
Art Paris
Grand Palais, Paris (FR)
9-12 avril 2026
Stand C15
Glen Baxter
Amélie Bertrand
Hugo Capron
Mathieu Cherkit
Aneta Kajzer
Pieter Jennes
Laurent Le Deunff
Françoise Pétrovitch
Laurent Proux
Stefan Rinck
Ernest T.
Moffat Takadiwa
Philemona Williamson
Depuis les années 1990, Françoise Pétrovitch façonne l’une des œuvres les plus puissantes de la scène française. Parmi les nombreuses techniques qu’elle pratique – céramique, lavis, peinture, estampe ou vidéo – le dessin tient une place particulière. Dans un dialogue constant avec les artistes qui l’ont précédée et se mesurant aux motifs incontournables de la « grande peinture » – Saint-Sébastien, natures mortes, etc. –, Pétrovitch révèle un monde ambigu, volontiers transgressif, se jouant des frontières conventionnelles et échappant à toute interprétation. L’intime, le fragment, la disparition, les thèmes du double, de la transition et de la cruauté traversent l’œuvre que peuplent animaux, fleurs et êtres, et dont l’atmosphère, tour à tour claire ou nocturne, laisse rarement le spectateur indemne.
Des expositions monographiques lui sont régulièrement consacrées, en France et à l’étranger, à l’instar du Fonds Hélène et Édouard Leclerc à Landerneau et la Bibliothèque nationale de France en 2022, et le Musée de la Vie romantique à Paris en 2023. En 2018, elle est la première artiste contemporaine à bénéficier d’une exposition personnelle au Louvre-Lens. Depuis quelques années, Françoise Pétrovitch réalise de monumentaux wall drawings, et de très grands ensembles, comme pour la Galerie des enfants au Centre Pompidou, le West Bund Museum à Shanghai ou pour les Ballets du Nord. Ses œuvres figurent dans de multiples collections publiques et privées, notamment le Centre Pompidou, Paris (FR), le Museum Voorlinden, Wassenaar (NL), le National Museum of Women in the Arts, Washington DC (US), le Musée Jenisch, Vevey (CH), les musées d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne (FR) et de Strasbourg (FR), le MAC VAL (FR), de nombreux FRAC, ainsi que les Fondations Salomon et Guerlain et le Fonds de dotation Emerige.
- Françoise Pétrovitch
- Sans titre , 2025
- Lavis d'encre sur papier
-
- 160 ×
- 120 × cm
- 63 ×
- 47 1/4 × pouces
- non encadré
- 172 ×
- 132 ×
- 5 × cm
- 67 11/16 ×
- 51 15/16 ×
- 1 15/16 × in
- framed
- Françoise Pétrovitch
- Tenir , 2022
- Lavis d'encre sur papier
-
- 120 ×
- 160 × cm
- 47 2/8 ×
- 63 × pouces
- non encadré
- 136 ×
- 178 ×
- 5 × cm
- 53 9/16 ×
- 70 1/16 ×
- 1 15/16 × in
- framed
- Françoise Pétrovitch
- Garçon à la poupée , 2019
- Bronze
-
- 44.5 ×
- 27 ×
- 24 × cm
- 175 2/8 ×
- 10 5/8 ×
- 9 1/2 × pouces
- Françoise Pétrovitch
- Cinémascope , 2024
- Lavis d'encre sur papier
-
- 80 ×
- 120 × cm
- 31 1/2 ×
- 47 1/4 × pouces
- non encadré
- 96 ×
- 137 ×
- 5 × cm
- 37 13/16 ×
- 53 15/16 ×
- 1 15/16 × in
- framed
- Françoise Pétrovitch
- Cinémascope , 2024
- Lavis d'encre sur papier
-
- 80 ×
- 120 × cm
- 31 1/2 ×
- 47 1/4 × pouces
- non encadré
- 96 ×
- 137 ×
- 5 × cm
- 37 13/16 ×
- 53 15/16 ×
- 1 15/16 × in
- framed
- Françoise Pétrovitch
- Cinémascope , 2024
- Lavis d'encre sur papier
-
- 80 ×
- 120 × cm
- 31 1/2 ×
- 47 1/4 × pouces
- non encadré
- 96 ×
- 137 ×
- 5 × cm
- 37 13/16 ×
- 53 15/16 ×
- 1 15/16 × in
- framed
- Françoise Pétrovitch
- Sentinelle , 2025
- Bronze
-
- 41 ×
- 20 ×
- 20 × cm
- 16 1/8 ×
- 7 7/8 ×
- 7 7/8 × pouces
- Françoise Pétrovitch
- Cavalière , 2025
- Bronze
-
- 49 ×
- 26 ×
- 14.5 × cm
- 19 5/16 ×
- 10 1/4 ×
- 5 11/16 × pouces
Les intérieurs que peint Mathieu Cherkit sont d’une désarmante familiarité, explorant la domesticité dans ce qu’elle a de plus trivial. Même dans ses autoportraits, ses vues sur la rue ou ses herbiers, une étrange impression de déjà-vu nous saisit. Pourtant, malgré chaque recoin détaillé jusqu’à l’anecdotique, la peinture bascule soudain dans une dimension plus historique et métaphysique : historique, quand elle cite des prédécesseurs en peinture, préférablement abstraits, alors qu’elle-même est viscéralement figurative ; métaphysique, par son kaléidoscope temporel et spatial, bousculant la perspective et imbriquant les plans comme chez les cubistes. De cette peinture, capturée sur le motif et aux épais empâtements, sourd, in fine, le regard tendre et continuellement émerveillé du peintre sur son quotidien.
Né en 1982 à Paris et vivant à Vallery (Yonne), Mathieu Cherkit est diplômé de l’école des Beaux-Arts de Nantes et de la Hochshule für Grafik und Buchkunst de Leipzig. Figure majeure des jeunes peintres figuratifs en France, il a été finaliste du Prix Jean-François Prat (2013), ainsi que du Prix Science-Po pour l’art contemporain (2013) et du Prix Antoine Marin (2011). Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques – Centre national des arts plastiques, Musée d’art moderne de Paris, MO.CO., Musée Estrine de Saint-Rémy de Provence, Musée des Avelines à Saint-Cloud – et privées telles la Fondation Salomon et la Fondation Colas en France, la Caldic Collection/ Museum Voorlinden et la AkzoNobel Art Foundation aux Pays-Bas.
- Mathieu Cherkit
- Vortex , 2026
- Huile sur toile
-
- 190 ×
- 150 × cm
- 74 13/16 ×
- 59 1/16 × pouces
L’art de Pieter Jennes est un art narratif et ses modes expressifs – notamment les surfaces richement colorées et les motifs denses – frisent l’illustration. Pourtant, son style, raffiné par l'exploration d'une variété de références historiques, notamment les perspectives plates des miniatures islamiques, le mode satirique des artistes de l'époque de Weimar comme Georg Grosz, et la frontalité du théâtre, donne à sa peinture un tour profondément idéel. Le monde dépeint est situé à la croisée du banal et de l’onirique. Soit exactement là où le rêve entraîne le plus souvent l’imagination : dans un décor foncièrement familier, où les situations bifurquent de l’ordinaire. Ses créatures, humaines et animales, mises en scène et en mouvement, dans des paysages réduits à une panoplie de motifs et de textures, sont traversées par un éventail d’émotions humaines, des plus simples aux plus complexes. L’amour, la mélancolie, le désir, la peur… La primauté de la sensation somatique est essentielle dans l’œuvre de Pieter Jennes, à la fois dans la dimension plastique très tactile des œuvres et dans les moments de contact entre les êtres vivants qu'il représente.
Pieter Jennes (né en 1990 à Mortsel, Belgique ; vit et travaille à Anvers) a étudié la peinture à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, ainsi que le commissariat d'exposition à l'Académie royale des beaux-arts et à l'Université de Gand. Il a exposé son travail dans de nombreuses galeries – Galerie Nino Mier (New York / Los Angeles), Galerie Sofie Van de Velde (Anvers), Galerie Vacancy (Shanghai / Séoul), PUBLIC Gallery (Londres) – et dans des foires d'art, tant en Belgique qu'à l'étranger.
- Pieter Jennes
- The Days Go They Can't Stay , 2026
- Huile sur toile
-
- 170 ×
- 150 × cm
- 66 15/16 ×
- 59 1/16 × pouces
L’œuvre de Glen Baxter est reconnaissable entre tous. Le procédé est simple, efficace et constant depuis presque 50 ans : une saynète dessinée à l’encre et au crayon est mise en tension par une courte légende dissonante, voire disjonctive. Glen Baxter échafaude un monde parallèle à partir du détournement burlesque d’une iconographie-source des années 1930 et 1940 qui lui livre son lot de cowboys, boyscouts et golfeurs en tweed. La prose recherchée le dispute au caractère suranné des images, le tout se mariant avec élégance dans une recherche du frisson cher aux surréalistes comme de Chirico ou Max Ernst. Déroutants de nonsense, vifs comme des traits d’esprit, tragi-comiques comme la vie, ces dessins bavards célèbrent les vertiges des accidents de langage.
Né en 1944 à Leeds, Glen Baxter est un ancien élève de l’Art School de Leeds. Après plusieurs séjours à New York dans les années 1970 où il s’initie à la poésie dans les cercles de la St. Mark’s Church, il finit par s’établir à Londres. Il enseigne au Goldsmith College pendant une quinzaine d’années. Glen Baxter est exposé régulièrement à New York, Londres, Tokyo, Sydney, mais aussi en France, où ses œuvres ont été montrées dans de nombreuses institutions et figurent dans une quinzaine de collections publiques, notamment le Centre Pompidou, le CNAP, et plusieurs FRAC. Il est aussi collectionné par la Tate Gallery et le Victoria & Albert Museum à Londres, ainsi que par le MoMA à New York. Ses dessins sont régulièrement publiés dans Le Monde, l’Observer, Vanity Fair ou le New Yorker et il a publié une cinquantaine d’ouvrages.
- Glen Baxter
- "Just drop that vowel nice and easy, Perec!" warned the sheriff , 2016
- Encre et crayon sur papier
-
- 79 ×
- 57 × cm
- 31 1/8 ×
- 22 7/16 × pouces
- non encadré
- 88.5 ×
- 66 ×
- 3.5 × cm
- 34 13/16 ×
- 26 ×
- 1 3/8 × in
- framed
Au moyen d’une peinture d’une facture impeccablement lisse, Amélie Bertrand (née en 1985) s’éloigne des paysages idéaux inspirés de la nature et forme des décors entre rêves et cauchemars. Ses plans et surfaces sont échafaudés avec complexité et minutie, pour bifurquer dans des perspectives biaisées et des horizons sans profondeur. Toutes sortes de matériaux et motifs typiques de l’époque saturent la composition : OSB, stratifié, grillage, carrelage, molleton, chaîne, feuillage. Les couleurs sont posées en dégradés, toujours en une seule couche, comme retenues à la surface de l’écran insondable. Amélie Bertrand crée une atmosphère de déjà-vu, un climat contemporain à la fois psychologique et physique, dans le strict espace de la peinture. Chaînon manquant entre Giotto et la peinture West Coast, Amélie Bertrand appareille la grande tradition au psychédélisme synthétique et procède à une mise en aplat réglé de la culture visuelle contemporaine.
En 2024, le Musée de l’Orangerie à Paris a consacré une exposition monographique à Amélie Bertrand, et une seconde est programmée pour 2026 au Musée de Valence. L’artiste a récemment bénéficié d’expositions personnelles et collectives à la Fondation Bally, Lugano (CH), au Centre d’art contemporain de la Matmut-Daniel Havis, Saint-Pierre-de-Varengeville (FR), à la Maison des arts, Malakoff (FR), au Centre d’art contemporain de Meymac (FR), au Kunstwerk Carlshütte, Büdelsdorf (DE), à l’École Municipale des Beaux-Arts de Châteauroux (FR) et au Musée des Beaux-Arts de Dole (FR). Ses œuvres font parties des collections publiques et privées du Thyssen-Bornemisza Art Contemporary, du MAC VAL, Vitry-Sur-Seine (FR), du CNAP, Paris (FR), du FRAC Limousin, Limoges (FR), des Abattoirs Musée – Frac Occitanie Toulouse (FR) et du Musée de l’Abbaye Sainte Croix, Les Sables-d’Olonne (FR).
- Amélie Bertrand
- When the day is down , 2025
- Huile sur toile
-
- 180 ×
- 150 × cm
- 70 7/8 ×
- 59 1/16 × pouces
With a background in printing, Hugo Capron's painting is based on the pleasure of reproducing the same image in long series that seek to exhaust all the possibilities of variation. His paintings are generally produced in one go and without repentance, but are nevertheless based on precise technical equations. Long interested in the correspondences between a volume of paint and a surface of canvas to be covered, his return from the Kujoyama Villa in 2019 led to a breaking point. His works began to represent subjects that were often classical and anonymous, borrowed from the history of etching or the history of painting.
Hugo Capron’s palettes are the result of fine investigations among suppliers from all over the world in search of the most accurate shades. On the canvas, they reveal themselves in a whole range of materials, juices and luminous extra thickness which emphasise the speed of execution. The gesture is almost calligraphic, it is a mixture of commas and loops.
Hugo Capron (b. 1989) lives and works in Dijon (FR). He graduated from the Ecole Nationale Supérieure d'Art et de Design, Dijon (FR). In 2021, he is the winner of the 8th edition of the Emerige Revelation Grant. His work has been exhibited in numerous individual and collective shows at the Hôtel des Arts, Toulon (FR), the Centre Régional d’Art Contemporain de Montbéliard (FR), the Collection Yvon Lambert, Avignon (FR), the Frac Bourgogne, Dijon (FR) and at Consortium, Dijon (FR). His work features in a large number of French and international, public and private collections.
- Hugo Capron
- Feu d'artifice (French riviera) , 2025
- Huile sur toile
-
- 75 ×
- 110 × cm
- 29 1/2 ×
- 43 5/16 × pouces
Plus abstraite que CoBrA, plus colorée que Joyce Pensato, assurément rangée du côté de la bad painting, la peinture d’Aneta Kajzer échappe aux concepts normatifs de l'image, alterne entre gravité et humour, se risque au balancement entre beauté et laideur. À travers ses figures déformées, diverses et contradictoires, certaines préoccupations sociales de l’artiste se décèlent : qu’importe si les choses restent en suspens, pourvu qu’elles existent. Le processus démarre par un choix de couleurs et de mouvements, dont émergent des formes d'abord transitoires, en constante évolution, avant de se fixer par la suite en figures. Dans un dialogue permanent avec les motifs qui se présentent sur sa toile, Kajzer alterne les gestes planifiés et les gestes intuitifs. Elle produit des situations très conflictuelles entre figuration et abstraction et réunit des oppositions formelles. Souvent, une virgule de peinture bien ponctuée résout l’ensemble du tableau, tirant profit du phénomène de pareïdolie et d’associations suggestives.
Née en 1989 à Katowice en Pologne, Aneta Kajzer vit et travaille à Berlin. Elle est diplômée de l’école d’art de Mayence et a résidé au Künstlerhaus Bethanien de Berlin. Elle a participé au Goldrausch Künstlerinnenprojekt, un programme réputé de soutien aux femmes. Ses œuvres sont régulièrement présentées, en particulier dans des expositions consacrées à la relève de la peinture allemande, à l’instar de Now ! Painting in Germany Today conjointement exposée au Deichtorhallen Hamburg, Kunstmuseum de Bonn, Kunstsammlung de Chemnitz et Museum Wiesbaden en 2019-2020. Des expositions individuelles lui ont été consacrées notamment à la galerie Conrads à Düsseldorf, au Künstlerhaus Bethanien ou à l’Institut für moderne Kunst à Nuremberg.
- Aneta Kajzer
- all over the place , 2025
- Aquarelle sur papier
-
- 100 ×
- 70 × cm
- 39 3/8 ×
- 27 9/16 × pouces
- non encadré
- 109 ×
- 79.5 × cm
- 42 15/16 ×
- 31 5/16 × in
- framed
Les sculptures de Laurent Le Deunff trompent l’œil par l’écart entre les matériaux et l’objet représenté, avec un goût prononcé pour les techniques populaires issues des arts & crafts et les artifices de décor. La modestie du papier mâché et des ongles cohabitent avec la noblesse du bronze et du bois de cerf, la rareté des coprolithes de dinosaures avec le prosaïsme de la rocaille de ciment. La méticulosité et le sens de l’observation de Le Deunff s’exercent aussi dans des séries de dessins – coïts d’animaux, relevés d’empreintes de monstres imaginaires ou chats d’artistes – dans lesquelles il explore l’animalité dans un récit ouvert à l’imagination. Dauphins, limaces, hippocampes ou ours, son bestiaire réunit nombre de créatures, sans hiérarchie de règne. L’humain n’est pas exclu de l’histoire, une forme de primitivité archétypale est réactivée : phallus préhistorique, totems, gris-gris ramènent la civilisation à ses plus belles origines.
Les œuvres de Laurent Le Deunff ont récemment fait l’objet d’expositions à la Biennale Gherdëina, Val Gardena, Dolomites (IT), au Portique, Le Havre (FR), au MASC, Sables d’Olonne (FR), au MRAC Occitanie, Sérignan (FR), à La Halle des Bouchers, Vienne (FR), au Carré Scène nationale, Château-Gontier (FR), au Artspace Boan, Séoul (KR), au Museum Beelden aan Zee, La Haye (NL), au PAV Parco Arte Vivente, Turin (IT), à LAMAG, Municipal Art Gallery, Los Angeles (US), au MOCO, Montpellier (FR), au Musée d’Art Moderne Paris (FR) et dans de nombreux FRAC. Ses œuvres figurent parmi les collections du Musée d’Art Moderne, Paris (FR), du Fonds d’art contemporain - Paris Collection (FR), du MRAC Occitanie, Sérignan (FR), du CAPC, Bordeaux (FR), et dans les collections des FRAC de Paris, Bordeaux, Limoges et Caen (FR).
- Laurent Le Deunff
- Tête d'hippocampe , 2020
- Ciment type rocaille
-
- 100 ×
- 36 ×
- 30 × cm
- 39 3/8 ×
- 14 1/8 ×
- 11 6/8 × pouces
Né en 1980 à Versailles (FR), Laurent Proux vit et travaille à Paris. En peinture ou en dessin, Laurent Proux produit une imagerie puissante et inédite, qui cherche à résoudre par des choix formels les questions soulevées par ses sujets. Qualifié par certains de réaliste en raison des objets représentés – machines industrielles, lieux de travail, corps sexualisés, etc. –, son style s’émancipe par l’exploration continuelle de solutions picturales, intégrant aberrations, télescopage de plans et couleurs artificielles, définitivement affranchies de l’opposition entre figuration et abstraction. Le corps humain est traité par fragments, exagérations et silhouettes, pour mieux le rapprocher d’un corps-machine, politisé et violenté, souvent dérangeant, parfois sentimental. Construisant l’espace de son tableau comme une scène à la lisibilité altérée, l’artiste adresse à l’attention du spectateur une énigme visuelle et intellectuelle à arpenter du regard.
En 2025, la première exposition personnelle de Laurent Proux au sein d’une institution a lieu au Musée de l’Abbaye à Saint-Claude. Ses œuvres sont conservées parmi les collections du Centre National des Arts Plastiques (CNAP), des Fonds régionaux d’art contemporains (FRAC) Occitanie, Limousin et Nouvelle-Aquitaine et du Fonds Municipal de la Ville de Paris (FMAC). Son travail a fait l’objet d’expositions au Mana Contemporary Chicago (US), au Shanghai Art Museum (CN), au Center for Contemporary Arts de Moscou (RU), au Musée d’art contemporain de Lyon (FR), au FRAC Limousin à Limoges (FR), au Lieu Commun à Toulouse (FR) et au Musée d'Art moderne et contemporain de l'Abbaye Sainte-Croix aux Sables-d'Olonne (FR). Laurent Proux a été pensionnaire de la Casa de Velázquez à Madrid (ES).
- Laurent Proux
- Les Constructeurs. La Pessière. La Pesse, Haut-Jura , 2024
- Huile sur toile
-
- 220 ×
- 182 × cm
- 86 5/8 ×
- 71 5/8 × pouces
Les figures de pierre de Stefan Rinck composent une population bigarrée et comique, d’animaux pour la plupart, chimères ou monstres. Costumés, masqués, dotés d’attributs, nommés d’après des héros de la mythologie grecque, ils composent une assemblée de non-humains discordante mais parente : ils viennent d’un autre monde, d’un imaginaire archaïque, tissé de mythes et de légendes. À travers cette faune, l’artiste explore une pratique typique du Moyen-Âge : la sculpture par taille directe de figures de pierre.
Son travail rappelle les personnages de l’art roman qui animent les chapiteaux et les tympans d’églises. Ce sont des figures grotesques, dans lesquelles on reconnaît le comique vitaliste, typique du réalisme médiéval, qui s’exprimait dans les processions bouffonnes, lors de fêtes religieuses et populaires. Si le Moyen-Âge colore l’art de Stefan Rinck, ses références se cristallisent autour de quelques obsessions « gothiques », à la manière romantique : un goût pour la mythologie et les contes populaires, d’époques et de cultures différentes, pour le fantastique ou les figures de l’hybris ou de la démesure.
Stefan Rinck a bénéficié de nombreuses expositions personnelles, récemment à la Pinakothek der Moderne de Munich et au Domaine de Chamarande (2025), et a participé à plusieurs expositions collectives, au Musée d’Art Moderne de Paris ou au MAC Marseille (2024). Il a également exposé lors de foires et biennales internationales, dont Art Basel Paris, la Biennale de sculptures Artzuid d’Amsterdam (2025) et la FIAC Hors les murs aux Tuileries (2019). Une sculpture est installée de manière permanente à Paris depuis 2018 (Beaupassage). En 2019, il est sélectionné dans 100 Sculptors of Tomorrow paru chez Thames & Hudson.
- Stefan Rinck
- The Passage of the Mammoth , 2025
- Diabase
-
- 40 ×
- 50 ×
- 19 × cm
- 15 3/4 ×
- 19 11/16 ×
- 7 1/2 × pouces
- Stefan Rinck
- Daffy , 2025
- Calcaire
-
- 40 ×
- 46 ×
- 18 × cm
- 15 3/4 ×
- 18 1/8 ×
- 7 1/16 × pouces
- Stefan Rinck
- Cotton Candy Yak , 2025
- Marbre
-
- 40 ×
- 150 ×
- 30 × cm
- 15 3/4 ×
- 59 1/16 ×
- 11 13/16 × pouces
- Stefan Rinck
- Sphinx , 2025
- Grès
-
- 40 ×
- 25 ×
- 42 × cm
- 15 3/4 ×
- 9 13/16 ×
- 16 9/16 × pouces
- Stefan Rinck
- Lack of Empathy for Human Beings , 2025
- Calcaire
-
- 77 ×
- 60 ×
- 58 × cm
- 30 5/16 ×
- 23 5/8 ×
- 22 13/16 × pouces
- Stefan Rinck
- Beaver Blu , 2025
- Macauba
-
- 70 ×
- 40 ×
- 40 × cm
- 27 9/16 ×
- 15 3/4 ×
- 15 3/4 × pouces
- Stefan Rinck
- The Gambler , 2025
- Diabase
-
- 34 ×
- 23 ×
- 15 × cm
- 13 3/8 ×
- 9 1/16 ×
- 5 7/8 × pouces
Moffat Takadiwa crée des sculptures de grande envergure à partir de matériaux trouvés dans les décharges, majoritairement des déchets informatiques, des bouchons plastiques, des brosses à dents et des tubes de dentifrice. Après collecte et tri de ces objets réunis par formes et couleurs, toujours en très grande quantité, l’artiste tisse ensemble ces rebuts en de riches tentures. Suspendues aux murs, ces étoffes post-industrielles aux formes organiques atteignent par leur préciosité une aura d’objets totémiques ou ritualisés.
Né en 1983, Moffat Takadiwa vit et travaille dans le quartier de Mbare à Harare, l'un des plus grands centres de recyclage et d’économie informelle du pays. Appartenant à la génération née après l’indépendance, il traduit dans son œuvre ses préoccupations liées aux questions de consommation, d’inégalité, de post-colonialisme et d’environnement. Dès ses débuts, il fait de sa pratique artistique un levier pour la réhabilitation de sa communauté, en travaillant avec de jeunes artistes et créateurs locaux, dans la perspective de fonder le premier quartier artistique au monde employant des matériaux reconvertis.
Une exposition monographique lui est consacrée à la National Gallery of Zimbabwe, Harare, en 2023. En 2024, il présente sa première exposition dans une institution française à la Galerie Édouard Manet, Gennevilliers, et représente le Zimbabwe à la 60e Biennale de Venise. Il présente une installation monumentale à la Biennale de Sao Paulo en 2025. Il a également exposé de nombreuses fois à l’étranger, notamment au Craft Contemporary (USA), au Moore Building à l’occasion de l’exposition organisée par Jeffrey Deitch et Gagosian à Miami (USA), au ARoS Kunstmuseumat, Aarhus (DK), au MACAAL, Marrakech (MA) et au Museum Arnhem (NL).
- Moffat Takadiwa
- Crowned Mask , 2026
- Touche de clavier d'ordinateur et de calculatrice, tête de brosse à dent en platique, pinceau de vernis à ongles
-
- 165 ×
- 150 × cm
- 64 15/16 ×
- 59 1/16 × pouces
L’artiste Philemona Williamson (née en 1951) associe des récits personnels et d’autres, plus universels, dans des peintures de grand format aux couleurs vives, qui représentent des enfants et des adolescents, souvent engagés dans des situations mystérieuses. Elle peint ses personnages directement sur la toile, sans croquis préalable. De cette façon, ses tableaux deviennent des palimpsestes qui racontent leur propre histoire où, au travers des couches successives, des figures et des scènes esquissées, puis parfois abandonnées, apparaissent en transparence. Les œuvres de Williamson sont profondément ancrées dans ses souvenirs d’enfance et incluent souvent des références à des objets de collection, tels que des poupées typiques de la culture populaire américaine qui appartiennent à l’artiste. Ces œuvres sont ainsi une invitation à explorer des histoires mystérieuses et inachevées.
Philemona Williamson a exposé dans de nombreuses institutions américaines, depuis sa première exposition personnelle au Queens Museum of Art en 1988, jusqu’à Metaphorical Narratives, au Montclair Art Museum, New Jersey, en 2017, qui couvrait ses trente années de carrière artistique. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques à travers les États-Unis, et elle a été chargée de plusieurs projets publics, notamment par la New York Metropolitan Transport Authority. En 2022, elle a été l’une des quinze lauréates du prix Anonymous Was A Woman, décerné chaque année depuis 1986 à des femmes artistes âgées de plus de 40 ans, en reconnaissance de leur travail passé et futur.
- Philemona Williamson
- Stored Memory , 2020
- Huile sur papier
-
- 56 ×
- 76 × cm
- 22 ×
- 30 × pouces
- non encadré
- 64.5 ×
- 83.5 ×
- 4 × cm
- 25 3/8 ×
- 32 7/8 ×
- 1 9/16 × in
- framed
Avançant sous une identité d’emprunt inspiré d’un personnage comique américain, Ernest T. est un artiste français situé dans la lignée des Arts Incohérents et de Dada. Son œuvre écorne le milieu très codé et sérieux de l’art contemporain dans une entreprise conceptuelle subversive. À coups de détournements, manipulation d’images voire plagiat, rehaussés de jeux de langage et dessins caricaturaux, l’artiste ausculte le monde de l'art sous l’angle de ses turpitudes, cupidités et autres prétentions.
Ernest T. débute ses expériences artistiques dès les années 1960 avec une collection de petits calendriers comiques, qui deviendra sa série des Dessins français. Au cours des années 1980, il crée son pseudonyme et commence à réaliser sa fameuse série de Peintures nulles, envisagées comme le degré zéro de la peinture. En réaction au phénomène de starification des artistes qui estime plus la signature que l’œuvre elle-même, Ernest T. produit en retour des peintures où sa signature s’accumule sur la toile. Elles répondent à un protocole dans lequel le T majuscule peint en trois couleurs primaires, s’imbrique au T voisin selon le principe des pavages de Penrose où deux T de même couleur ne se touchent jamais. Ces combinaisons narcissiques s’intègrent à des saynètes décalées moquant les processus de légitimation de l’art et autres comportements liés à la signature, à l’authenticité, au sens caché de l'œuvre, aux modes, etc.
Ses œuvres font partie des collections du Musée national d'art moderne - Centre Pompidou (FR), du Centre National des Arts Plastiques - CNAP, Paris (FR), du MAMCO, Genève (CH), de l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne (FR) et de nombreux FRACs.
- Ernest T.
- La signature! Où ça la signature? , 1990
- Tirage photographique et acrylique sur toile (peinture nulle n°140)
-
- 131 ×
- 120 ×
- 19 × cm
- 51 5/8 ×
- 47 2/8 ×
- 7 1/2 × pouces