Françoise Pétrovitch

Abbaye Royale de Fontevraud

    Pour davantage d’informations sur les œuvres disponibles, laissez-nous votre email

    Merci, votre message a bien été envoyé.

    Françoise Pétrovitch

    Étendu

    Abbaye Royale de Fontevraud

     

    3 juin - 18 septembre 2022

     

    Françoise Pétrovitch déploie dans le chœur de l’abbatiale un ensemble de dessins originaux réalisés pour l’Abbaye Royale de Fontevraud. Immenses ou petits, voire minuscules, ils font corps avec les pierres millénaires. Les encres qu’elle a posées abreuvent le papier qui respire alors et sculpte un univers de figures sublimes, dont les Étendus, exposés autour de l’autel en regard des gisants Plantagenêt.

    • Françoise Pétrovitch
    • Sans titre , 2022
    • Lavis d'encre sur papier
    • 80 × 120 cm / 31 1/2 × 47 2/8 in.
    • Françoise Pétrovitch
    • Étendu , 2022
    • Lavis d'encre sur papier
    • 160 × 240 cm / 63 × 94 1/2 in.

    Pour Camille Morineau, co-commissaire de la grande rétrospective que le Fonds Hélène et Édouard Leclerc de Landerneau vient de consacrer à Françoise Pétrovitch, « ce qui est étonnant dans son travail, c’est que son dessin devient rapidement tridimensionnel : les motifs s’extraient, deviennent des sculptures, prennent de la place sur les murs, dans l’architecture, et deviennent des décors de théâtre, puis des films. »

    • Françoise Pétrovitch
    • Sans titre , 2022
    • Lavis d'encre sur papier
    • 80 × 120 cm / 31 1/2 × 47 2/8 in.
    • Françoise Pétrovitch
    • Étendu , 2022
    • Lavis d'encre sur papier
    • 160 × 240 cm / 63 × 94 1/2 in.

    L’état de semi-conscience qui caractérise les gisants Plantagenêt, encore considérés dans l’attente du jugement dernier, fait un écho saisissant au travail de Françoise Pétrovitch. Ses grandes figures allongées, qu’elle appelle les Étendus, semblent elles aussi flotter dans un espace interminé. Une sorte de torpeur qui définit un état sur le seuil. La légèreté grave qui est ici convoquée par l’artiste évoque un temps suspendu qui est aussi celui des gisants.

    • Françoise Pétrovitch
    • Étendu , 2022
    • Lavis d'encre sur papier
    • 160 × 240 cm / 63 × 94 1/2 in.
    • Françoise Pétrovitch
    • Sans titre , 2022
    • Lavis d'encre sur papier
    • 120 × 160 cm / 47 2/8 × 63 in.

    D’autres motifs viennent s’insérer dans les alcôves et autres pierres manquantes des chapelles rayonnantes du déambulatoire. Le corps, entier ou fragmenté, personnifié ou animal, suggère l’apparition onirique de créatures à travers la peau de la pierre de tuffeau.

    Depuis les années 1990, Françoise Pétrovitch façonne l’une des œuvres les plus puissantes de la scène française. Parmi les nombreuses techniques qu’elle pratique – céramique, verre, lavis, peinture, estampe ou vidéo – le dessin tient une place particulière. Dans un dialogue constant avec les artistes qui l’ont précédée et se mesurant aux motifs incontournables de la « grande peinture » – Saint-Sébastien, natures mortes, etc. –, Pétrovitch révèle un monde ambigu, volontiers transgressif, se jouant des frontières conventionnelles et échappant à toute interprétation. L’intime, le fragment, la disparition, les thèmes du double, de la transition et de la cruauté traversent l’œuvre que peuplent animaux, fleurs et êtres, et dont l’atmosphère, tour à tour claire ou nocturne, laisse rarement le spectateur indemne.


    Des expositions monographiques lui sont régulièrement consacrées, en France et à l’étranger. Le FHEL à Landernau accueille une importante rétrospective de son travail et une exposition lui sera consacrée en 2022 à la BnF. En 2018, elle est la première artiste contemporaine à bénéficier d’une exposition monographique au Louvre-Lens. Depuis quelques années, Françoise Pétrovitch réalise de monumentaux wall drawings, et de très grands ensembles, comme pour la Galerie des enfants au Centre Pompidou, le West Bund Museum à Shanghai ou pour les Ballets du Nord. Ses œuvres figurent dans de multiples collections publiques et privées, notamment le Centre Pompidou, Paris (FR), le Museum Voorlinden, Wassenaar (NL), le National Museum of Women in the Arts, à Washington DC (US), le Musée Jenisch, Vevey (CH), les musées d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne (FR) et de Strasbourg (FR), le MAC VAL (FR), de nombreux FRAC, ainsi que les Fondations Salomon et Guerlain, le Fonds Hélène et Édouard Leclerc et le Fonds de dotation Emerige.