artgenève
Online Viewing Room

    Pour davantage d’informations sur les œuvres disponibles, laissez-nous votre email

    Merci, votre message a bien été envoyé.

    Figure majeure de la littérature du XXe siècle et génial inventeur de la technique du cut-up, William S. Burroughs (1914-1997) s’est taillé un costume d’icône de la contre-culture américaine, dont l’influence s’est exercée bien au-delà du monde littéraire. Consacrant les quinze dernières années de sa vie presque exclusivement à la peinture, il débute dès 1982 des expérimentations tout azimut, d’abord par les peintures de tirs de carabine, puis les combine paintings qui associent collage, pochoir, dessin à l’encre, spray et peinture.

    Fidèle à sa pensée non-conformiste, Burroughs peint en dehors de toute tradition ou règle préétablie, à l’aide ce qu’il a sous la main – ventouse, champignons, … – et sur des supports inattendus : chemises en carton, portes, ... Œuvres automatiques, processus aléatoires, matériaux trouvés, la pratique de l’artiste est traversée par la pensée chamanique, poreuse aux mondes invisibles et magiques.

    Les oeuvres de William S. Burroughs ont fait l’objet de nombreuses rétrospectives aux États-Unis et en Europe, au LACMA, Los Angeles (US), au ZKM, Karlsruhe (DE), au Deichtorhallen, Hambourg (DE), à la Photographer’s Gallery, Londres (UK), au Espai d’Art Contemporani de Castellón de la Plana (ES). Ses oeuvres font partie des collections du Whitney Museum of American Art, New York (US), du Los Angeles County Museum of Art - LACMA, Los Angeles (US), du British Museum, Londres (UK), du Kochi Museum of Art, Kochi (JP), de la Kunsthalle Wien, Vienne (AT), du Museet for Samtidskunst / Museum of Contemporary Art, Roskilde (DK) et du Museum für Moderne Kunst (MMK), Frankfurt/Main (DE).

    • William S. Burroughs
    • Shoe Store (shoes in operative lingo are papers that enable him to travel...) , 1995
    • Encre et peinture aérosol sur papier
    • 58.5 × 44.5 cm / 23 × 17 1/2 in. | 77 × 63 cm / 30 3/8 × 24 6/8 in. (encadré/framed)

    • Description | Description:
      Shoe store

      « Shoes » in operative lingo are papers that enable him to travel from one county to another about his or her master’s barriers.
      Is it time for new « shoes »? How safe is your « safe home »?

    Né à Londres en 1994, Oli Epp vit et travaille à Londres. Ses peintures sont autobiographiques, parfois sur le ton de la confession, de l’irrévérence et maniant fréquemment le sens tragi-comique. Oli Epp se concentre sur des situations qu’il a observées, en public et en privé, qui passent souvent inaperçues, en un éclair. Il vise à révéler la comédie ridicule de certains rituels et comportements collectifs, en les réduisant à l’essence d’une situation et en créant des silhouettes humaines simplifiées, qui se prêtent à une sorte de parodie du monde réel, à la façon des bande-dessinées. Ces avatars ont des têtes sur-dimensionnées, hermétiquement closes par l’absence de toute caractéristique faciale, au point de devenir un reflet exagéré de l’interaction humaine à l’âge du post-digital – ces figures sont bêtement isolées, mais parées d’écouteurs, de vêtements de marque et d’objets signifiants pour la consommation et la communication.
    Oli Epp utilise le langage visuel des marques et oscille entre le graphisme et les surfaces peintes pour créer une confusion optique, faisant écho à la manière dont nos vies réelles et digitales fusionnent.

    Diplômé de la City & Guilds of London Art School en 2017, Oli Epp a bénéficié de nombreux prix et résidences. En 2018, Semiose lui consacre sa première exposition personnelle en galerie.

    • Oli Epp
    • Lighthound , 2023
    • Huile et acrylique sur toile
    • 180 × 200 cm / 70 7/8 × 78 6/8 in.

    Plus abstraite que CoBrA, plus colorée que Joyce Pensato, assurément rangée du côté de la bad painting, la peinture d’Aneta Kajzer échappe aux concepts normatifs de l'image, alterne entre gravité et humour, se risque au balancement entre beauté et laideur. À travers ses figures déformées, diverses et contradictoires, certaines préoccupations sociales de l’artiste se décèlent : qu’importe si les choses restent en suspens, pourvu qu’elles existent. Le processus démarre par un choix de couleurs et de mouvements, dont émergent des formes d'abord transitoires, en constante évolution, avant de se fixer par la suite en figures. Dans un dialogue permanent avec les motifs qui se présentent sur sa toile, Kajzer alterne les gestes planifiés et les gestes intuitifs. Elle produit des situations très conflictuelles entre figuration et abstraction et réunit des oppositions formelles. Souvent, une virgule de peinture bien ponctuée résout l’ensemble du tableau, tirant profit du phénomène de pareïdolie et d’associations suggestives.

    Née en 1989 à Katowice en Pologne, Aneta Kajzer vit et travaille à Berlin. Elle est diplômée de l’école d’art de Mayence et a résidé au Künstlerhaus Bethanien de Berlin. Elle a participé au Goldrausch Künstlerinnenprojekt, un programme réputé de soutien aux femmes. Ses œuvres sont régulièrement présentées, en particulier dans des expositions consacrées à la relève de la peinture allemande, à l’instar de Now ! Painting in Germany Today conjointement exposée au Deichtorhallen Hamburg, Kunstmuseum de Bonn, Kunstsammlung de Chemnitz et Museum Wiesbaden en 2019-2020. Des expositions individuelles lui ont été consacrées notamment à la galerie Conrads à Düsseldorf, au Künstlerhaus Bethanien ou à l’Institut für moderne Kunst à Nuremberg.

    • Aneta Kajzer
    • Party Animals , 2021
    • Huile sur toile
    • 160 × 120 cm / 63 × 47 2/8 in.

    • Aneta Kajzer
    • Ein Sturm zieht auf , 2022
    • Huile sur toile
    • 160 × 120 cm / 63 × 47 2/8 in.
    • Aneta Kajzer
    • Melusina , 2022
    • Huile sur toile
    • 160 × 120 cm / 63 × 47 2/8 in.

    Depuis les années 1990, Françoise Pétrovitch façonne l’une des œuvres les plus puissantes de la scène française. Parmi les nombreuses techniques qu’elle pratique – céramique, verre, lavis, peinture, estampe ou vidéo – le dessin tient une place particulière. Dans un dialogue constant avec les artistes qui l’ont précédée et se mesurant aux motifs incontournables de la « grande peinture » – Saint-Sébastien, natures mortes, etc. –, Pétrovitch révèle un monde ambigu, volontiers transgressif, se jouant des frontières conventionnelles et échappant à toute interprétation. L’intime, le fragment, la disparition, les thèmes du double, de la transition et de la cruauté traversent l’œuvre que peuplent animaux, fleurs et êtres, et dont l’atmosphère, tour à tour claire ou nocturne, laisse rarement le spectateur indemne.

    Des expositions monographiques lui sont régulièrement consacrées, en France et à l’étranger. Le FHEL à Landernau a accueillie une importante rétrospective de son travail et une exposition lui est consacrée en 2022 à la BnF. En 2018, elle est la première artiste contemporaine à bénéficier d’une exposition monographique au Louvre-Lens. Depuis quelques années, Françoise Pétrovitch réalise de monumentaux wall drawings, et de très grands ensembles, comme pour la Galerie des enfants au Centre Pompidou, le West Bund Museum à Shanghai ou pour les Ballets du Nord. Ses œuvres figurent dans de multiples collections publiques et privées, notamment le Centre Pompidou, Paris (FR), le Museum Voorlinden, Wassenaar (NL), le National Museum of Women in the Arts, à Washington DC (US), le Musée Jenisch, Vevey (CH), les musées d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne (FR) et de Strasbourg (FR), le MAC VAL (FR), de nombreux FRAC, ainsi que les Fondations Salomon et Guerlain, le Fonds Hélène et Édouard Leclerc et le Fonds de dotation Emerige.

    • Françoise Pétrovitch
    • Étendu , 2022
    • Lavis d'encre sur papier
    • 176.4 × 258.2 cm / 69 1/2 × 101 5/8 in. (encadré/framed)

    Les figures de pierre de Stefan Rinck composent une population bigarrée et comique, d’animaux pour la plupart, chimères ou monstres. Costumés, masqués, dotés d’attributs, nommés d’après des héros de la mythologie grecque, ils composent une assemblée de non-humains discordante mais parente : ils viennent d’un autre monde, d’un imaginaire archaïque, tissé de mythes et de légendes. À travers cette faune, l’artiste explore une pratique typique du Moyen-Âge : la sculpture par taille directe de figures de pierre.

    Son travail rappelle les personnages de l’art roman qui animent les chapiteaux et les tympans d’églises. Il en a la morphologie et le style, l’aspect hybride de la chimère et du monstre. Ce sont des figures grotesques, dans lesquelles on reconnaît le comique vitaliste, typique du réalisme médiéval, qui s’exprimait dans les processions bouffonnes, lors de fêtes religieuses et populaires. Si le Moyen-Âge colore l’art de Stefan Rinck, ses références se cristallisent autour de quelques obsessions « gothiques », à la manière romantique : un goût pour la mythologie et les contes populaires, d’époques et de cultures différentes, pour le fantastique ou les figures de l’hybris ou de la démesure.

    Les œuvres de Stefan Rinck ont fait l’objet de nombreuses expositions à Athènes, Berlin, Bruxelles, Los Angeles, Madrid, Munich et Paris et font partie, entre autres, des collections du Frac Corse, Corte (FR), du CBK Rotterdam (NL) et du Museum De Hallen, Haarlem (NL). En 2018, une œuvre de Stefan Rinck (Les mangoustes de Beauvais, 2017) est installée dans l’espace public parisien de manière permanente au 53-57 rue de Grenelle (Beaupassage). En 2019, Stefan Rinck intègre 100 Sculptors of Tomorrow, publié par Thames & Hudson.

    • Stefan Rinck
    • Rhino Dino , 2022
    • Diabase
    • 63 × 25 × 55 cm / 24 6/8 × 9 7/8 × 21 5/8 in.
    • Stefan Rinck
    • Simulant , 2022
    • Quartzite, Atlantide
    • 63 × 44 × 50 cm / 24 6/8 × 17 3/8 × 19 5/8 in.
    • Stefan Rinck
    • Evil Smurf , 2022
    • Diabase
    • 70 × 24 × 37 cm / 27 1/2 × 9 1/2 × 14 5/8 in.
    • Stefan Rinck
    • Dark Star , 2022
    • Diabase
    • 34 × 45 × 15 cm / 13 3/8 × 17 6/8 × 5 7/8 in.

    Moffat Takadiwa crée des sculptures de grande envergure à partir de matériaux trouvés dans les décharges, majoritairement des déchets informatiques, des bouchons plastiques, des brosses à dents et des tubes de dentifrice. Après collecte et tri de ces petits objets réunis par formes et couleurs, toujours en très grande quantité, l’artiste tisse ensemble ces rebuts en de riches tentures. Suspendues aux murs, ces étoffes post-industrielles aux formes organiques atteignent par leur préciosité une aura d’objets totémiques ou ritualisés.

    Né en 1983, Moffat Takadiwa vit et travaille dans le quartier de Mbare à Harare, l'un des plus grands centres de recyclage et d’économie informelle du pays. Appartenant à la génération née après l’indépendance, il traduit dans son œuvre ses préoccupations liées aux questions de consommation, d'inégalité, de post-colonialisme et d'environnement. Dès ses débuts, il fait de sa pratique artistique un levier pour la réhabilitation de sa communauté, en travaillant avec de jeunes artistes et créateurs locaux, dans la perspective de fonder le premier quartier artistique au monde employant des matériaux reconvertis.

    Moffat Takadiwa a exposé ses œuvres dans les principales institutions du Zimbabwe ainsi qu'à l’étranger notamment au Craft Contemporary (USA), au Moore Building à l’occasion de l’exposition organisée par Jeffrey Deitch et Gagosian à Miami (USA), au ARoS Kunstmuseumat, Aarhus (DK), au Jameel Arts Centre, Dubaï (AE), au MACAAL, Marrakech (MA) et au Museum Arnhem (NL). Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques et privées parmi lesquelles le CNAP, le FRAC Alsace (FR), la Fondation H, Antananarivo (MG), Paris (FR), le Jameel Arts Centre, Dubaï (AE), l'Arsenal Contemporary Art, Toronto (CA) et le CC Foundation, Shanghai (CN).

    • Moffat Takadiwa
    • The Brain Drain , 2022
    • Touches en plastique de clavier d'ordinateurs, de calculatrices et de téléphones
    • 270 × 220 cm / 106 2/8 × 86 5/8 in.
    • Moffat Takadiwa
    • Cracking the system (b) , 2022
    • Touches en plastique de clavier d'ordinateurs, de calculatrices et de téléphones
    • 120 × 156 cm / 47 2/8 × 61 3/8 in.

    Par conviction, Xie Lei a choisi la peinture parce quelle lui ouvre la voie dun langage traduisant son univers sensible et un terrain dexpérimentation pour creuser la spécificité de ce médium dans la contemporanéité. Sa pratique part du réel mais s’en échappe pour explorer des mondes équivoques, incertains, que son imaginaire transforme. La plupart de ses tableaux renvoient à des situations troubles ou inquiétantes, discrètement rattachées à des souvenirs littéraires et cinématographiques, ou bien puisées au creuset profond des sentiments. Il s’attache à la complexité des évènements, des situations et surtout à leurs ambiguïtés, leurs tensions. Sa peinture récente intrigue par un entre-deux, celui du sommeil et la mort, du supplice et l’érotisme. Les couleurs sont sombres, mais mutent pour devenir lumineuses, puissantes. La touche est fluide ou plus en matière. La peinture telle que la pratique Xie Lei se singularise en délivrant une autre perception du temps : salutairement, elle propose de ralentir le regard et d’échapper aux ivresses de laccélération et de limmédiateté.

    Xie Lei (né en 1983 en Chine) vit et travaille à Paris depuis 2006. Il est diplômé de la CAFA de Pékin et de l’ENSBA de Paris. Ses œuvres ont été exposées dans de nombreuses institutions : Mendes Wood DM, São Paulo (BR) ; Meessen de Clercq, Bruxelles (BE) ; PS120 , Berlin (DE) ; MAC VAL, Vitry-sur-Seine (FR) ; Langen Foundation, Neuss (DE) ; Musée national de lhistoire de limmigration, Paris (FR) ; Fondation Yishu 8, Pékin (CH) ; Fondation dentreprise Ricard, Paris (FR). Ses œuvres figurent dans des collections publiques et privées, telles que celles du MAC VAL, de la fondation Colas, de la Burger Collection et du X Museum à Pékin. Xie Lei a été pensionnaire de la Casa de Velázquez à Madrid en 2020-21 et de la Fondation Boghossian en 2022.

    • Xie Lei
    • Rescue , 2022
    • Huile sur toile
    • 205 × 160 cm / 80 6/8 × 63 in.