Présence Panchounette

Entre 1969 et 1990, c’est à coup de tracts, de lettres irrévérencieuses ou d’interventions potaches que le collectif Présence Panchounette part en guerre contre le monde de l’art. D’abord actif à Bordeaux, le groupe étend son action à la scène artistique internationale dont il pointe avec un jovial acharnement les hypocrisies esthétiques et les tabous idéologiques. Célébrant l’esprit chounette, faisant l’apologie du pire, du banal ou du vulgaire contre le sérieux de la modernité, Présence Panchounette prend le contre-pied des valeurs et du goût défendus par les milieux culturels les plus influents de l’époque. Ironie du sort, les fanfaronnades du collectif bordelais anticiperont des mouvements propres aux années 80 comme l’appropriation ou l’art néo-conceptuel qui eux trouveront bel et bien leur place dans les généalogies historiques. Soucieux de ne pas étouffer sa verve dans les mailles pernicieuses du compromis, Présence Panchounette fuira les honneurs et le chant des sirènes institutionnelles avant de proclamer sa dissolution en 1990.

L'Œuvre de Présence Panchounette a bénéficié d'une importante rétrospective au CAPC de Bordeaux en 2008, et plus récemment, au Garage Cosmos à Bruxelles ainsi qu'au Lieu Commun et au CIAM La Fabrique à Toulouse en 2018. Leurs œuvres font l’objet de nombreuses expositions monographiques et collectives, au Musée National d’Art Moderne - Centre Pompidou, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, (FR), au MAC VAL, Vitry-sur-Seine (FR), au MAMCO, Genève (CH), à la Power Station of Art, Shanghai (CN), à la Kunsthalle Darmstadt (DE), au Carré, Centre d’art contemporain, Château Gontier (FR) au CAPC et Frac Nouvelle-Aquitaine, Bordeaux (FR). Leurs œuvres sont conservées dans de nombreuses institutions.