Hippolyte Hentgen

Prête à faire manger les pissenlits par la racine à toute tentative de rapprochements stylistiques, l’œuvre d’Hippolyte Hetgen se réalise à travers une pratique explosée et détonante du dessin et des volumes, à l’image de cet artiste à quatre mains travaillé par Gaëlle Hippolyte et Lina Hentgen. Des sculptures aux installations en passant par les œuvres sur papier, sur bois ou sur tissu, les deux artistes s’amusent à multiplier les pistes d’un héritage artistique manifestement revendiqué. Aussi ne cachent-elles pas leur admiration illimitée pour Jim Shaw autant que pour la peinture de Öyvind Fählström, Philip Guston, Ernest.T ainsi que pour le travail sculptural de Richard Artschwager ou encore Paul Thek. Mais loin d’être passive et de se limiter à un exercice de style, cette admiration tire les fils d’une insoumission commune à l’austérité et au consensus. Pour nous emporter loin dans sa ronde frénétique.

Les œuvres d’Hippolyte Hentgen bénéficient de nombreuses expositions monographiques et ont récemment été exposées au Festival Le Printemps de Septembre, Toulouse (FR), à la Grande Place-Musée du Cristal Saint-Louis, sur une proposition de la Fondation d’entreprise Hermès, Saint-Louis-lès-Bitche (FR), au musée de l’Abbaye Sainte-Croix, Les Sables-d’Olonne (FR), et au Festival Hors- pistes, Musée national d’art moderne Centre Pompidou (FR). En 2019, le MAMAC, Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, à Nice, leur a consacré une exposition personnelle. Leurs œuvres figurent entres autres parmi les collections du Centre national des arts plastiques (CNAP), Paris (FR), du musée de l’Abbaye Sainte-Croix, Les Sables- d’Olonne (FR), du Frac Normandie Caen (FR) et du MAC/VAL, Vitry-sur-seine (FR).